Parfois nous nous arrêtons pour peu de chose, voir l'intérieur d'un magasin et faire une photo du panneau de la ville qui est au milieu géographique exact entre le nord et le sud; si une limite existe c'est surtout entre la partie où nous voyions des paysages hivernaux et pauvres en couleurs, mornes et cette partie où tout revivait: des feuilles aux arbres, du vert enfin, et disparition de la neige et douceur de vivre et des vues magnifiques quand même.... Pas de regret de quitter la partie Nord, c'est vu.
Le retour vers le Sud reste le moment ravigotant,
visite d'une chapelle très très ancienne qu'il faut tenir debout à l'aide d'étais, dans un site superbe, bénéficiant du Gulf Stream à coup sûr
la morue séchée ( cela fait mieux de dire cabillaud bien sûr, vu les connotations aussi), la morue est LE poisson par excellence, la nourriture par excellence; séchée simplement la morue peut être conservée pour être réanimée -enfin, j'ose dire- pendant dix quinze ans et réhydratée et mangée, aussi succulente qu'au premier jour; une considération d'importance énorme puisque ce fut et ça reste un commerce. Sur le plan historique il y aurait beaucoup à dire sur cet apport de protéines, important, de bon goût, et facile à transporter, et loin et pour longtemps....Pas drôle qu'ils aient découvert l'Amérique tout au nord au 12 ième siècle; avantage certain je crois que la morue contient de la vit c, anti scorbut! Faudrait vérifier.
La route de l'Atlantique va d'île en île, des paysages agréables, et une curiosité où il ferait bon se déplacer à vélo...
Essai de selfie, si si on y était, sans protection solaire.
Alors là Bergen, que nos ancêtres marins bretons ont dû connaître, et qui nous a fait un accueil ensoleillé au point d'avoir frôlé le malaise lors du déjeuner derrière une verrière, sans ombre et blindée de soleil et de chaleur jusqu'à ce que l'on trouve une ouverture à la fenêtre, quel bonheur! cet air Bergenois qui s'est engouffré et nous a réanimés--peut être en cause dans ce gros rhûme covid-like, bien vite résolutif---me mettant synchro avec les pleurs du bébé de quelques mois, près de nous, lors de la descente; otalgie mécanique qui nécessite que l'on souffle de l'air au travers de la trompe d'Eustache pour en apporter derrière le tympan, ça a marché. Pour un bébé on dit qu'il faudrait de même lui couvrir le nez et la bouche de notre bouche et souffler pour équilibrer la pression derrière les tympans; hum, pour le faire il faut le faire; le dire est facile.
Vue de Bergen du haut.- "'téléphérique" pour monter, descente à pied...
Rencontre avec le Troll de pacotille Arm' Arm' Le Troll -de pacotille. Les vrais Troll du temps des contes, lus et relus ou récités étaient des géants plus ou moins sertis dans des arbres ou arbréifiés ou tout ce que l'on veut d'effrayant. Dans le littérature actuelle - d'écrans plus ou moins tactiles- ils sont petits vieux et rabougris; ses ersats de Troll; en voilà un de plus; mais c'en est un.
Bergen ô Bergen dont la rade bruissait des milliers de bateaux de pêcheurs qui couvrait entièrement la rade tant et si bien qu'elle pouvait être traversée à pied sec; maintenant elle est occupée de gros bateaux de toutes sortes dont l'affectation va au nettoyage, au transport, au pétrole etc...aux touristes aussi...
Autrefois l'arrivée dans ce port qui reste magnifique devait valoir son pesant de morue par beau temps.
LA LIGUE HANSEATIQUE, ça ne nous dit plus grand chose mais historiquement....Géographiquement...Humainement...des lieux assez circonscrits au centre où l'on peut imaginer la vie ancienne: murs en bois, rues en bois, étroites. Le feu, l'incendie était craint à chaque instant et évidemment il y en eut de fameux, et destructeurs.
Quartiers avec des lieux spécifiques où les femmes étaient interdites.
Un flanc dominant la rade de belles maisons dans un dédale de ruelles pentues; pavées elles comportaient en leur milieu une zone anti-glissement: des morceaux de pavés dont l'arête était supposée donner prise aux semelles des...sabots. Je ne vois pas comment on pouvait y marcher, mais à côté non plus, donc on prenait son temps. Je suppose.
J'ai cru remarquer que tout est électrique, les trottinettes, les voitures etc et l'on y voit beaucoup de cables sortant de la maison et alimentant des voitures.
Il faudrait essayer avec des sabots; avec des chaussures modernes on ne peut marcher au milieu.
Photo d'un temps où c'était encore dans son jus et actif: il faut imaginer les bruits des sabots sur ces passages, et les odeurs de morue ( qui ne pue pas contrairement à ce qui a pu être dit; elle sent l'argent c'est tout).
Bergen sous le soleil pour nous?
Un Troll de ville adossé à une formation non reconnue, qui lui soutient le bras et le smartphone. Epuisé par la chaleur ambiante, durable.
Visite de Bergen, sans parapluie ( à disposition dans des machines-distributeurs électro-mécaniques, achat ou location aussi)
Le guide perché au haut du monument nous fait part des considérations historiques. On pourrait parler des Vikings, la source c'est ici, leur point de départ et de retour aussi souvent, après avoir dévalisé les pays plus au sud; se sont manifestés chez nous (maudits épisodes, pas de bons souvenirs dans la littérature, mais il n'y avait pas que eux en cause); en Normandie aussi, d'où le duché, d'où des micmacs avec les Français et les Anglais---Important ils ne portaient pas de cornes sur leurs casques+++Ils avaient des bateaux à fond plat allant très bien sur la mer et sur les fleuves; les malins pouvaient naviguer sur les fjords qui sont à l'abri des vents et où l 'eau est plate, et calme et passer d'un fjord à l'autre...par la terre en faisant glisser leurs bateaux, comme sur des sabots de ski.
Le mot drakkar n'existe que en Français, paraît-il. Pas dans les langues scandinaves. Mais il sonne bien et fait peur; on garde!
Ambiance dîner à Bergen, athmosphère évocatrice de la pénombre de l'époque des marins pêcheurs sur fond de photos de la rue en bois qui subsiste.
Après une commande laborieuse électronique sur le smartphone il faut refaire le tout au comptoir. Le Troll a une faim de diable et une soif que je partage car la bière est bonne et la journée si chaude que l'on craint la suite...le retour en Breizh que l'on dit aussi bien ensoleillée voire caniculaire---mais l'on ne verra pas de canicule (le 16 mai il pleut, on a vue la lune avant que les nuages et la pluie ne l'escamotent et la canicule est ailleurs.)
Au réveil nous prenons le petit déjeuner devant une rade qui s'est abîmée dans la brume; on ne voit pas très loin; le charme existe toujours: ce bateau était-il là hier, je ne sais.
La navette Flybusen nous prélève et nous mène à l'aéroport, sans encombre. Il fallait prévoir un budget pour les repas à prendre librement...dans les trois fois les prix de chez nous.

























































